Libia 1911: quando un italiano «inventò» il bombardamento aereo

Libye 1911 : quand un Italien a « inventé » le bombardement aérien

di Gabriele Scarparo

L’invenzione del bombardamento aereo? Un’impresa italiana. Non molti lo sanno ma fu il Regio Esercito il primo ad utilizzare un velivolo con l’obiettivo di colpire postazioni nemiche: il primo storico bombardamento per mezzo di un aeroplano si svolse in Libia il 1 novembre del 1911

Le ambizioni coloniali e la voglia di affermarsi come potenza internazionale avevano spinto l’Italia, nell’ottobre dello stesso anno, ad invadere i territori libici. Dopo uno sbrigativo ultimatum inviato all’ormai declinante Impero Ottomano, che controllava la Libia da quasi quattro secoli, il 5 ottobre cominciarono le operazioni di sbarco. L’obiettivo del governo presieduto da Giovanni Giolitti era il controllo della Tripolitania, della Cirenaica e del Fezzan. Fu una guerra logorante che si concluse un anno dopo con l’annessione, de iure, della Libia all’Italia. De facto, il pieno controllo dell’entroterra non avvenne mai se non in periodo fascista, quando Mussolini e i suoi gerarchi imposero una politica di terrore alle popolazioni locali.

Ancora prima dell’avvento del Fascismo però l’impresa libica mostrò il lato più brutale dell’occupazione italiana: caccia agli arabi ribelli, repressioni, bagni di sangue. Non proprio quella “missione di civiltà” di cui il governo italiano si dichiarava portatore. In questo contesto storico ebbe luogo la sperimentazione di quello che è passato alla storia come il primo raid aereo.

Quella mattina del 1 novembre 1911, ai comandi dell’Etrich Taube, un monoplano di fattura austriaca, c’era il pioniere dell’aviazione militare Giulio Gavotti. Dal suo abitacolo, il pilota lanciò quattro bombe a mano su un accampamento turco nei pressi dell’oasi di Ain Zara, staccando il detonatore con i denti. In un’intervista all’inviato de La Stampa, Giuseppe Bevione, così Giulio Gavotti raccontava a caldo la sua missione:

La Stampa del 3 novembre 1911,
dove è presente l’intervista a Gavotti

Stamane il tenente Gavotti ha inaugurato il nuovo sistema di guerra lanciando quattro bombe sopra l’ammassamento dei nemici. L’ardito ufficiale aviatore mi fece il seguente resoconto della sua magnifica impresa: — Partii dall’hangar col mio « Etrich » verso le sette, e compiuto un ampio giro sulla rada, presi la direzione sud-est, mettendo l’elica sull’oasi di Ain Zara, dove sono stato parecchie volte e sempre vidi il nemico accampato. Avevo a bordo quattro delle bombe a mano giunte recentemente dall’Italia. Nessun esperimento preliminare avevamo mai fatto, nessun posto di accomodamento era costruito sull’areoplano per il trasporto e il lancio del proiettili. Le bombe sono di acciaio, grandi poco più di aranci e cariche di acido picrico, che esplode quando l’urto della pallottola di metallo infiamma l’innesto di fulminato di mercurio. Le bombe pesano circa un chilogrammo.

Per trasportarle stamane attaccai al «fuselage» il mio «necessaire» di toeletta: dentro ve ne collocai nell’ovatta tre. La quarta me la misi in tasca. La giornata era calma, senz’aria, senza vento e senza «remons»; ma il motore tirava male; dovevo lavorare continuamente il timone di profondità per tenere l’apparecchio a 700 metri. In poohi minuti giunsi sopra l’oasi di Ain Zara, punteggiata di chiome di palmizi e delle tende di accampamento. Notai una massa di circa 1600 uomini. Compii un giro stretto e quando ritornai sopra il punto dell’ammassamento maggiore lanciai la prima bomba di sopra all’ala dell’areoplano. Siccome feci collocare nel «fuselage» sotto il sedile larghe placche di celluloide trasparente potei per qualche secondo vedere il proiettile precipitare. L’areoplano continuò il volo alla velocità di 100 chilometri all’ora e i proiettili scomparvero; ma pochi attimi dopo attraverso le lastre di celluloide vidi sollevarsi un folto e nero fumo nel punto dove avevo voluto fare cadere la bomba. Ripetei altre due volte il tiro.

Non posso assolutamente dire se l’effetto fu micidiale perché l’altezza e la velocità del volo e il fumo dell’esplosione mi impedivano di vedere ciò che avveniva sotto di me. Ritornando lanciai la quarta bomba sopra la posizione di Hani ove avevo notato un raggruppamento di nemici. L’areoplano non soffri squilibri o incidenti nel momento del lancio. Ritengo che, creandosi un tipo perfezionato di proiettile aviatorio, gli areoplani possano in questo campo fare miracoli. Nessuna palla nemica mi raggiunse. La tensione del momento mi impedisce di dire se mi fu tirata qualche fucilata.

Un secolo dopo, nel 2011, con tragica e inquietante ripetizione della Storia, il governo italiano decise di partecipare attivamente ai raid aerei della Nato contro le forze del colonnello Mu’ammar Gheddafi, nel contesto della Prima guerra civile di Libia. Cento anni dopo, su quegli stessi cieli, tornarono i bombardieri italiani.

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Libye 1911 : quand un Italien a « inventé » le bombardement aérien

L’invention du raid aérien ? Une entreprise italienne. Peu de gens le savent, mais l’armée royale italienne a été la première à utiliser un avion dans le but de frapper les positions ennemies : le premier bombardement historique par avion eut lieu en Libye le 1er novembre 1911.

Les ambitions coloniales et le désir de s’établir comme puissance internationale, avaient poussé l’Italie, en octobre de la même année, à envahir les territoires libyens. Après un ultimatum hâtif adressé à l’Empire ottoman en déclin, qui avait contrôlé la Libye pendant près de quatre siècles, les opérations de débarquement commencèrent le 5 octobre. L’objectif du gouvernement dirigé par Giovanni Giolitti était le contrôle de la Tripolitaine, de la Cyrénaïque et du Fezzan. Ce fut une guerre épuisante qui se termina un an plus tard avec l’annexion de jure de la Libye à l’Italie. De facto, le contrôle total de l’arrière-pays n’a jamais eu lieu, sauf pendant la période fasciste, lorsque Mussolini et ses supérieurs imposèrent une politique de terreur aux populations locales.

Mais avant même l’avènement du fascisme, l’entreprise libyenne montra le côté le plus brutal de l’occupation italienne : la chasse aux rebelles arabes, la répression, les bains de sang. Pas exactement cette “mission de civilisation” dont le gouvernement italien se déclara porteur. C’est dans ce contexte historique qu’eut lieu l’expérimentation de ce qui est passé à l’histoire comme le premier raid aérien.

Ce matin du 1er novembre 1911, aux commandes de l’Etrich Taube, un monoplan de fabrication autrichienne, se trouvait le pionnier de l’aviation militaire Giulio Gavotti. Depuis son cockpit, le pilote largua quatre grenades à main sur un camp turc près de l’oasis de Ain Zara, en tirant le détonateur avec ses dents. Dans une interview avec l’envoyé de La Stampa, Giuseppe Bevione, Giulio Gavotti raconta sa mission avec passion :

La Stampa du 3 novembre 1911,
où l’interview de Gavotti est présente

Ce matin, le lieutenant Gavotti a inauguré le nouveau système de guerre en larguant quatre bombes sur la masse ennemie. L’audacieux officier aviateur m’a raconté son magnifique exploit comme suit : – J’ai quitté le hangar avec mon “Etrich” vers sept heures, et j’ai fait un grand virage sur la rade, en direction du sud-est, en mettant l’hélice sur l’oasis de Ain Zara, où je me suis rendu plusieurs fois et où j’ai toujours vu l’ennemi camper. J’avais à bord quatre des grenades à main qui venaient d’arriver d’Italie. Nous n’avions jamais fait d’expérience préliminaire, aucun logement n’a été construit dans l’avion pour transporter et lancer les projectiles. Les bombes sont en acier, à peine plus grosses que des oranges et chargées d’acide picrique, qui explose lorsque l’impact de la balle métallique enflamme le greffon de fulminate de mercure. Les bombes pèsent environ un kilogramme.

Pour les transporter ce matin, j’ai attaché mon “nécessaire” de toilettage au “fuselage” : à l’intérieur, j’en ai placé trois dans la ouate. J’ai mis le quatrième dans ma poche. La journée a été calme, sans air, sans vent et sans “remons” ; mais le moteur a mal tourné ; j’ai dû travailler en permanence sur le gouvernail de profondeur pour maintenir la machine à 700 mètres. En quelques minutes, je suis arrivé à l’oasis de Ain Zara, parsemée de palmiers et de tentes de campement. J’ai remarqué une masse d’environ 1600 hommes. J’ai fait un virage serré et quand je suis revenu au-dessus du point de la plus grande masse, j’ai lancé la première bombe au-dessus de l’aile de l’avion. Comme j’avais de grandes plaques de celluloïd transparent placées dans le fuselage sous le siège, j’ai pu voir la balle tomber pendant quelques secondes. L’avion a continué à voler à une vitesse de 100 kilomètres par heure et les balles ont disparu ; mais quelques instants plus tard, à travers les plaques de celluloïd, j’ai vu une épaisse fumée noire s’élever à l’endroit où je voulais larguer la bombe. J’ai répété le tir deux fois de plus.

Je ne peux absolument pas dire si l’effet a été mortel car la hauteur et la vitesse du vol et la fumée de l’explosion m’ont empêché de voir ce qui se passait en dessous de moi. Sur le chemin du retour, j’ai largué la quatrième bombe au-dessus de la position de Hani où j’ai remarqué un regroupement d’ennemis. L’avion n’a subi aucun déséquilibre ni accident au moment du lancement. Je crois qu’en créant un type perfectionné de projectile aéroporté, les avions peuvent faire des miracles dans ce domaine. Aucune balle ennemie ne m’a atteint. La tension du moment m’empêche de dire si on m’a tiré dessus.

Un siècle plus tard, en 2011, avec la répétition tragique et inquiétante de l’histoire, le gouvernement italien décida de participer activement aux raids aériens de l’OTAN contre les forces du colonel Mouammar Kadhafi, dans le contexte de la première guerre civile en Libye. Cent ans plus tard, dans ces mêmes cieux, les bombardiers italiens sont revenus.

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