1899-1900: l’Italia coloniale in Cina. Lo smacco di San Mun e la concessione di Tientsin

1899-1900 : l’Italie coloniale en Chine. L’échec de San Mun et la concession de Tientsin

di Gabriele Scarparo

Non è una pagina di storia molto conosciuta ma è sicuramente curiosa. Nel 1899, pochi anni dopo la disfatta di Adua, l’Italia Liberale tentò di farsi spazio in Cina. Qui le due Guerre dell’oppio (1839-42 e 1856-60), scatenate dall’avidità di Gran Bretagna e Francia, costrinsero il Celeste Impero ad aprire i porti di alcune città alle merci controllate dagli europei (tra cui l’oppio stesso). La Cina fu costretta inoltre a cedere ufficialmente Hong Kong ai britannici e negli anni successivi altri possedimenti costieri passarono sotto il controllo europeo.

Sul finire dell’Ottocento, esauritasi quasi del tutto la spinta alla spartizione dell’Africa e dell’Asia, le potenze coloniali del Vecchio Continente decisero di concentrarsi sempre più sui possedimenti costieri cinesi. Questi sarebbero dovuti servire agli europei come canali preferenziali di penetrazione economica.

L’Italia fu tagliata fuori da ogni discussione sull’argomento. La sua presenza al tavolo delle grandi potenze era infatti irrilevante e la sconfitta di Adua stava lì a dimostrarlo. Malgrado ciò e nonostante la tumultuosa situazione interna, agli inizi del 1899 dopo diversi mesi di trattative con Londra, dal governo italiano, retto all’epoca dei fatti da Luigi Pelloux, partì una proposta alla Cina che prevedeva l’affitto della baia di San Mun e l’esclusiva economica per l’intera provincia costiera dello Zhejiang.

La proposta fu accolta da Pechino con tanta freddezza che la disorganizzata macchina diplomatica italiana, gestita dal ministro degli Esteri Felice Napoleone Canevaro e dall’ambasciatore Renato De Martino, sortì un assurdo ultimatum in cui si richiedeva di consegnare San Mun agli italiani (marzo 1899). A quel punto intervenne il primo ministro inglese Lord Salisbury: l’ultimatum fu ritirato e le velleitarie mire espansionistiche di Roma furono riposte nel cassetto, con annessa umiliazione diplomatica.

La volontà di vendicare quello che fu vissuto all’epoca come un affronto si manifestò pochi mesi dopo. Nella primavera del 1900 la Rivolta dei Boxer aprì la possibilità all’Italia di porsi al fianco delle grandi potenze europee nel soffocare la ribellione popolare, xenofoba e anticolonialista divampata in Cina. La sollevazione, diretta da società segrete i cui membri si chiamavano tra di loro col termine Yihequan, che significa “pugno di giustizia e fratellanza” (da qui il termine boxer), fu annientata infatti da un contingente internazionale formato tra gli altri da soldati russi, americani, giapponesi, britannici, francesi e appunto italiani. La spedizione ebbe successo; a Pechino si registrarono anche massacri indiscriminati e devastazioni tali da mandare in fumo un patrimonio artistico e culturale dal valore inestimabile.

Nonostante la presenza militare italiana fu poco più che simbolica (circa 2000 uomini), grazie al suo intervento Roma guadagnò una piccola fascia costiera in Cina. Pechino cedette infatti all’Italia, con la formula della concessione, un lembo della baia di Tientsin. Posta sotto ad un Governatore (facente anche funzioni di Console) nominato dal Ministero degli Affari Esteri, fu in seguito alle dipendenze del Ministero delle Colonie dal 1912 alla pari di Libia, Eritrea e Somalia Italiana. Durante il periodo fascista fu visitata anche da Galeazzo Ciano, genero di Mussolini. Si registrano persino degli investimenti da parte del governo ma si trattò pur sempre di poca cosa. Tientsin fu meta soprattutto di avventurieri e di qualche uomo d’affari. La presenza italiana non superò mai le 8000 unità e d’altronde il lembo di terra era esiguo, soprattutto in confronto alle analoghe concessioni fatte nella stessa città ai britannici o ai francesi.

Durante la Seconda Guerra Mondiale la zona italiana fu occupata dai giapponesi (1943) e poi dai nazionalisti cinesi (1945). Nel 1947 con il Trattato di Parigi tra l’Italia e le potenze alleate, il governo di Roma restituì ufficialmente la concessione di Tientsin alla Cina.

Oggi ciò che rimane della presenza italiana in quella città è un piccolo quartiere turistico e qualche caratteristica costruzione.

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1899-1900 : l’Italie coloniale en Chine. L’échec de San Mun et la concession de Tientsin

Ce n’est pas une page d’histoire très connue, mais elle est certainement curieuse. En 1899, quelques années après la défaite d’Adua, l’Italie libérale tenta de faire son chemin en Chine. Ici, les deux Guerres de l’opium (1839-42 et 1856-60), déclenchées par la cupidité de la Grande-Bretagne et de la France, forcèrent l’Empire céleste à ouvrir les ports de certaines villes aux marchandises contrôlées par les Européens (dont l’opium lui-même). La Chine fut également contrainte de céder officiellement Hong Kong aux Britanniques et, plus tard, d’autres possessions côtières passèrent sous contrôle européen.

Vers la fin du XIXe siècle, étant presque totalement épuisée la volonté de diviser l’Afrique et l’Asie, les puissances coloniales du Vieux Continent décidèrent de se concentrer de plus en plus sur les possessions côtières de la Chine. Ceux-ci devaient servir aux Européens de canaux préférentiels pour la pénétration économique.

L’Italie fut coupée de toute discussion sur le sujet. Sa présence à la table des grandes puissances était en fait sans importance et la défaite d’Adua l’avait prouvé. Malgré cela et en dépit de la situation interne tumultueuse, au début de 1899, après plusieurs mois de négociations avec Londres, le gouvernement italien, dirigé à l’époque par Luigi Pelloux, fit une proposition à la Chine: le bail de la baie de San Mun et l’exclusivité économique pour toute la province côtière du Zhejiang.

La proposition fut reçue par Pékin avec une telle froideur que la désorganisée machine diplomatique italienne, dirigée par le ministre des affaires étrangères Felice Napoleone Canevaro et l’ambassadeur Renato De Martino, produisit un ultimatum absurde exigeant que San Mun soit remis aux Italiens (mars 1899). Intervint alors le Premier ministre anglais Lord Salisbury : l’ultimatum fut retiré et les vagues visées expansionnistes de Rome furent remises dans le tiroir, avec en annexe l’humiliation diplomatique.

La volonté de venger ce qui était perçu à l’époque comme un affront se manifesta quelques mois plus tard. Au printemps 1900, la Révolte des Boxeurs ouvrit la possibilité pour l’Italie de se joindre aux grandes puissances européennes pour réprimer la rébellion populaire, xénophobe et anticolonialiste qui avait éclaté en Chine. Le soulèvement, dirigé par des sociétés secrètes dont les membres s’appelaient Yihequan, qui signifie “poing de la justice et de la fraternité” (d’où le terme de boxeur), fut écrasé par un contingent international composé parmi d’autres de soldats russes, américains, japonais, britanniques, français et italiens. L’expédition fut couronnée de succès ; à Pékin, il y eut aussi des massacres aveugles et des dévastations qui détruirent un patrimoine artistique et culturel d’une valeur inestimable.

Bien que la présence militaire italienne fut presque symbolique (environ 2000 hommes), grâce à son intervention, Rome gagna une petite bande côtière en Chine. Pékin en effet céda à l’Italie, avec la formule de concession, une bande de la baie de Tientsin. Celle-ci fut placé sous la direction d’un gouverneur (qui faisait également office de consul) nommé par le ministère des Affaires étrangères, puis fut placé sous la tutelle du ministère des Colonies à partir de 1912, au même titre que la Libye, l’Érythrée et la Somalie italienne. Pendant la période fasciste, elle reçut également la visite de Galeazzo Ciano, le gendre de Mussolini. Le gouvernement fit aussi des investissements, mais ils étaient plutôt faibles. Tientsin fut principalement visité par des aventuriers et quelques hommes d’affaires. La présence italienne ne dépassa jamais 8000 unités et d’autre part la bande de terre était petite, surtout en comparaison avec des concessions similaires faites dans la même ville aux Britanniques ou aux Français.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la zone italienne fut occupée par les Japonais (1943), puis par les nationalistes chinois (1945). En 1947, avec le Traité de Paris entre l’Italie et les puissances alliées, le gouvernement de Rome rendit officiellement la concession de Tientsin à la Chine.

Aujourd’hui, ce qui reste de la présence italienne dans cette ville est un petit quartier touristique et quelques bâtiments caractéristiques.

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